Domaines de recherche
La spectroscopie de Résonance Paramagnétique Electronique (RPE) est une technique spectroscopique très utile, qui fournit des informations précises sur des systèmes chimiques ou biologiques contenant les électrons non appariés. Le développement récent de la RPE à champs multiples (multifréquence) aussi bien en mode continue (CW) qu’en mode pulsé, ouvre de nouvelles possibilités pour cette spectroscopie fascinante. Mes intérêts de recherche incluent des études RPE multifréquence et plus particulièrement des techniques a Haut-Champ Haute-Fréquence ainsi que des techniques avancées de résonance magnétique telles que ENDOR (Electron Nuclear Double Resonance) ou ESEEM (Electron Spin Echo Envelope Modulation) appliquees a des systèmes biologiques d’importance contenant des centres paramagnétiques. Des telles systèmes incluent par exemple le Photosystème II ainsi que des metalloenzymes et les protéines ou les réactions procèdent via des intermédiaires paramagnétiques. Une partie de ma recherche est également consacrée aux moteurs moléculaires dotés du paramagnétisme ainsi qu’aux composés modèles imitant les centres de réactions au sein des complexes biologiquement actifs. Dans cet aspect, mes activités théoriques de recherches se concentrent sur la modélisation des systèmes paramagnétiques complexes en utilisant des calculs avancés de chimie quantique, y compris des méthodes hybrides faisant appel a la mécanique moléculaire (QM/MM) telles que la méthode ONIOM. Le calcul des paramètres EPR tels que la matrice g, le couplage hyperfin, ou des interactions quadrupolaires sont à la base de l'interprétation des données spectrales obtenues à l’aide de technique de résonance paramagnétique.
Une autre partie de ma recherche est centrée sur la description théorique des liaisons chimiques peu communes, spécialement des liaisons comprenant des métaux de transition et les éléments chimiques des colonnes 13 à 16. La description de la liaison chimique est faite à l’aide des calculs avancés ab-initio et DFT pour fournir la composition précise des liaisons multiples entre les métaux de transition et pour mesurer les interactions faibles entre les métaux de transition et les systèmes p. À cet égard la description théorique des liaisons chimiques dans les « clusters » contenant les éléments chimiques des colonnes 13 à 16 est l'une des matières de ma recherche. L’importante partie de ce travail théorique est effectuée en collaboration avec le groupe de recherche du prof. Philip P. Power.

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